Rencontre avec Aveline

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Pour commencer, est-ce que tu peux nous parler un peu de toi ?

Bonjour, je suis Aveline.

Qui suis-je ? Une question que nous nous posons toute notre vie… mais je vais me plier à l’exercice. Je suis infirmière diplômée d’État depuis plus de 20 ans. Au fil de ma carrière, j’ai réalisé que ce qui m’animait le plus n’était pas uniquement le soin technique, mais avant tout la relation humaine.

Qu’est-ce qui t’animait le plus dans ton métier d’infirmière ?

J’ai toujours aimé prendre le temps d’écouter mes patients, les accompagner dans l’acceptation de leur maladie, les aider à traverser des périodes difficiles ou simplement leur offrir un espace où déposer leurs inquiétudes. Bien souvent, derrière une douleur physique se cachent aussi des difficultés de couple, des conflits familiaux ou des souffrances liées à la communication avec les enfants… même lorsqu’ils sont devenus adultes. 

À quel moment ton parcours a-t-il pris un autre tournant ?

Comme beaucoup, la vie m’a également mise à l’épreuve. Il y a quelque temps, un burn-out m’a obligée à m’arrêter. Avec le recul, cette épreuve est devenue un véritable tournant.Pendant longtemps, j’avais voulu tout mener de front : être une professionnelle investie, une mère présente, une épouse attentive, gérer le quotidien sans jamais ralentir. À force de vouloir être partout, je me suis oubliée. Mon couple en a souffert, tout comme mes enfants.

Dans cette période difficile, qu’est-ce qui t’a le plus marquée ?

Lorsque je leur ai annoncé que j’avais besoin de faire une pause, leur réponse m’a profondément marquée. Ils m’ont simplement dit qu’ils préféraient une maman disponible plutôt que toujours occupée, même si cela signifiait moins d’activités ou moins de choses matérielles. Cette phrase continue aujourd’hui de guider ma façon d’accompagner les familles.

Comment ton histoire personnelle a-t-elle nourri ton envie d’accompagner les autres ?

Mon parcours personnel m’a également confrontée à différentes étapes de vie : un divorce alors que mes deux premiers enfants étaient encore petits, la construction d’une famille recomposée, puis l’arrivée de mes deux derniers enfants, dont l’un présente une neuroatypie, un TDAH.

Comment est née La Clé du Lien ?

À chacune de ces périodes, j’ai cherché des réponses. J’ai lu de nombreux ouvrages, passé des heures à chercher des informations sur Internet, sollicité mes proches. Mais il est souvent difficile de trouver un accompagnement réellement adapté à sa situation. On peut vite avoir le sentiment d’être jugé, de ne pas être compris ou de penser que l’on n’a « pas le droit » de souffrir parce qu’il existe toujours des situations plus difficiles.

C’est cette expérience qui m’a conduite à me former comme thérapeute de couple et familial. Aujourd’hui, avec La Clé du Lien, j’ai souhaité créer un lieu où chacun peut venir déposer ce qu’il traverse, qu’il s’agisse de difficultés de couple, de conflits familiaux, de parentalité, de séparation, de recomposition familiale ou simplement d’un moment de vie où l’on ne sait plus comment avancer.

Quelle est la conviction qui guide ton accompagnement ?

Je vous accueille avec une conviction simple : chaque histoire est unique.

Mon rôle n’est pas de juger ni de dire qui a raison, mais de vous aider à mieux comprendre ce qui se joue dans vos relations, à retrouver le dialogue et à construire des solutions qui vous ressemblent.

Que dirais-tu à une personne qui hésite encore à demander de l’aide ?

Demander de l’aide n’est pas un aveu d’échec. C’est souvent le premier pas vers un changement durable. Je ne prétends pas avoir toutes les réponses. En revanche, je sais combien il est précieux de pouvoir parler librement, être écouté sans jugement et retrouver, ensemble, le chemin du lien.

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Aveline PLANCHARD
Thérapeute et créatrice de la clé du lien